Aller au contenu
Infos

Frais de notaire pour un achat immobilier : comment sont-ils calculés ?

Notaire présentant un document à signer, maquette de maison posée sur le bureau.

Au moment de calculer son budget pour un achat immobilier, beaucoup d'acheteurs se concentrent sur le prix du bien et le montant de l'emprunt, en réservant une estimation approximative aux frais de notaire. Or ce poste, loin d'être anecdotique, représente une part significative du budget total, avec un montant qui varie sensiblement selon que le bien est ancien ou neuf.

Autre malentendu fréquent : l'appellation « frais de notaire » laisse penser que cette somme revient intégralement au notaire, alors qu'elle se compose en réalité de plusieurs postes distincts, dont une large majorité constitue des taxes reversées à l'État et aux collectivités locales.

Ce que recouvre réellement l'appellation "frais de notaire"

Le terme couramment utilisé regroupe en réalité trois catégories de frais bien distinctes, dont la rémunération du notaire ne représente qu'une fraction limitée.

  • Les droits de mutation : des taxes perçues par l'État et les collectivités locales, qui constituent la part la plus importante du montant total, souvent plus des trois quarts de la somme globale.
  • Les émoluments du notaire : sa rémunération proprement dite, calculée selon un barème réglementé et proportionnel au prix du bien.
  • Les débours : des frais avancés par le notaire pour le compte de l'acheteur, correspondant à des documents administratifs nécessaires à la transaction (extraits cadastraux, documents d'urbanisme, entre autres).
Le notaire ne garde qu'une petite partie de la somme Contrairement à une idée répandue, la majeure partie des frais de notaire est reversée à l'État sous forme de droits de mutation, et non conservée par le notaire lui-même. Sa rémunération, encadrée par un barème réglementé identique dans toute la profession, ne représente généralement qu'une fraction modeste du montant total facturé à l'acheteur.

Ancien ou neuf : un écart de coût important

Type de bienOrdre de grandeur des frais
Logement ancienGénéralement autour de 7 à 8 % du prix de vente, en raison de droits de mutation plus élevés
Logement neuf ou en VEFAGénéralement autour de 2 à 3 % du prix de vente, les droits de mutation étant réduits sur ce type de bien

Cette différence s'explique par un taux de droits de mutation nettement plus favorable appliqué aux logements neufs, dans une logique de soutien à la construction, ce qui rend ce poste budgétaire particulièrement à anticiper lors de la comparaison entre un projet dans l'ancien et un projet dans le neuf.

Comment estimer précisément ses frais avant de s'engager

  1. Identifier le type de bien concerné (ancien ou neuf), ce critère étant déterminant dans le calcul.
  2. Utiliser un simulateur en ligne proposé par de nombreuses études notariales, qui donne une estimation rapide à partir du prix et de la localisation du bien.
  3. Demander un devis précis au notaire choisi pour la transaction, qui pourra détailler chaque poste de frais selon la situation exacte.
  4. Intégrer ce montant dans son plan de financement global, ces frais devant généralement être réglés au moment de la signature de l'acte définitif, sans possibilité de les financer entièrement par l'emprunt dans tous les cas.
Un montant généralement non intégré dans le prêt principal De nombreuses banques limitent le financement des frais de notaire par l'emprunt immobilier, voire l'excluent totalement selon les établissements et le profil de l'emprunteur. Il est donc recommandé de prévoir cette somme en apport personnel, en plus de l'apport habituellement demandé pour le financement du bien lui-même.

Les postes qui composent la facture finale

Frais fixes ou peu variables

  • Débours liés aux documents administratifs nécessaires à la transaction
  • Frais de formalités liées à la publication de l'acte
  • Contribution de sécurité immobilière, calculée sur le prix du bien

Frais proportionnels au prix du bien

  • Droits de mutation, principal poste de la facture
  • Émoluments du notaire, selon le barème réglementé applicable
  • Taxe additionnelle éventuelle selon la localisation du bien

Une négociation possible, mais limitée

Les émoluments du notaire suivent un barème réglementé, identique quel que soit le professionnel choisi pour la transaction, ce qui limite fortement toute marge de négociation sur cette partie précise des frais. Une remise est parfois possible sur la part d'émoluments dépassant un certain montant, notamment pour les transactions d'un prix élevé, mais elle reste encadrée par la réglementation et n'est jamais garantie.

Pour les acheteurs qui envisagent un projet dans le neuf plutôt que dans l'ancien, la question des frais de notaire réduits s'accompagne généralement d'autres spécificités à connaître, notamment le délai de rétractation applicable à un achat en VEFA, qui diffère de celui d'un bien ancien.

L'essentiel
  • Les frais de notaire se composent principalement de droits de mutation reversés à l'État, la rémunération du notaire n'en représentant qu'une fraction limitée.
  • Ils s'élèvent généralement à 7-8 % du prix dans l'ancien, contre 2-3 % dans le neuf, en raison de droits de mutation réduits sur ce type de bien.
  • Un devis précis peut être demandé au notaire choisi pour connaître le montant exact applicable à une transaction donnée.
  • Ces frais ne sont pas toujours intégrés dans le prêt immobilier principal et doivent souvent être couverts par un apport personnel distinct.
  • Les émoluments du notaire suivent un barème réglementé identique dans toute la profession, laissant une marge de négociation limitée.

Questions fréquentes

On répond à vos questions

Pourquoi les frais de notaire sont-ils plus élevés dans l'ancien que dans le neuf ?

Cette différence s'explique par un taux de droits de mutation nettement plus favorable appliqué aux logements neufs, dans une logique de soutien à la construction, ce qui réduit sensiblement le montant total des frais dans ce cas.

Le notaire garde-t-il l'intégralité des frais de notaire ?

Non, la majeure partie de cette somme correspond à des droits de mutation reversés à l'État et aux collectivités locales. La rémunération propre du notaire, encadrée par un barème réglementé, ne représente qu'une fraction du montant total.

Peut-on financer les frais de notaire avec son prêt immobilier ?

Ce n'est pas systématique : de nombreuses banques limitent ou excluent le financement de ces frais par l'emprunt principal, ce qui impose souvent de les couvrir par un apport personnel distinct.

Les frais de notaire sont-ils négociables ?

Les émoluments du notaire suivent un barème réglementé identique dans toute la profession, ce qui limite fortement la marge de négociation, bien qu'une remise reste parfois possible sur la part dépassant un certain montant pour les transactions d'un prix élevé.

Comment estimer le montant des frais de notaire avant d'acheter ?

De nombreux simulateurs en ligne proposés par des études notariales permettent d'obtenir une estimation rapide à partir du prix et du type de bien. Un devis précis peut également être demandé directement au notaire choisi pour la transaction.

Quand faut-il régler les frais de notaire lors d'un achat immobilier ?

Ces frais sont généralement réglés au moment de la signature de l'acte de vente définitif, ce qui impose de les avoir anticipés dans son plan de financement dès le début du projet d'achat.

À lire ensuite

Dans la même veine